Combien coûte un site internet au Sénégal ?

Une commerçante de Dakar compare sur son téléphone les prix des différentes options pour créer son site internet

« Combien ça coûte, un site ? » C'est la première question que se pose un commerçant, un artisan ou un prestataire qui veut passer en ligne — et c'est celle qui reçoit les réponses les plus floues. La vérité : le prix dépend entièrement du chemin que vous choisissez. Voici les quatre options qui existent réellement au Sénégal, ce qu'elles coûtent, et ce qu'on oublie de vous dire.

Option 1 — L'agence web classique

Une agence conçoit un site à votre image : design pensé pour votre marque, développement spécifique, accompagnement. C'est l'option la plus complète — et la plus chère. Selon l'ampleur du projet, la facture se compte généralement en centaines de milliers de francs CFA, parfois bien au-delà pour un site e-commerce complet.

Ce prix se justifie quand votre marque a besoin d'un site que personne d'autre n'a : identité visuelle forte, animations, fonctionnalités spécifiques. Pour une boutique de quartier qui veut montrer son catalogue et recevoir des commandes, c'est souvent disproportionné.

Pour qui : les marques établies, les projets avec des besoins spécifiques. C'est exactement le périmètre de notre offre sur-mesure — devis sous 48 h, vous savez à quoi vous en tenir avant de vous engager.

Option 2 — Le freelance

Moins cher qu'une agence, un développeur ou webdesigner indépendant peut livrer un bon site. Deux points de vigilance :

  • La maintenance. Un site vit : mises à jour, bugs, changements de contenu. Si votre freelance change d'activité ou ne répond plus, vous vous retrouvez avec un site que personne ne sait modifier.
  • Les coûts récurrents restent à votre charge. Hébergement, nom de domaine, certificat de sécurité : le devis initial ne les couvre presque jamais au-delà de la première année.

Option 3 — Les plateformes internationales (Wix, Shopify, WordPress…)

Elles promettent un site « gratuit » ou à quelques euros par mois. Dans la pratique, depuis le Sénégal, trois frictions reviennent tout le temps :

  • Le paiement en euros ou en dollars, par carte bancaire. L'abonnement se paie en devise étrangère, tous les mois, avec une carte internationale — ce que beaucoup de commerçants n'ont pas ou ne veulent pas utiliser en ligne.
  • Des outils pensés pour d'autres marchés. Paiement à la livraison, commande par WhatsApp, prix en FCFA : rien de tout cela n'est natif. Il faut des extensions, souvent payantes, parfois bricolées.
  • Le « gratuit » est une vitrine limitée. Sous-domaine imposé, publicité de la plateforme, fonctions de vente verrouillées derrière l'abonnement.

Ces plateformes sont d'excellents produits — pour les marchés pour lesquels elles ont été conçues.

Option 4 — Un outil local, pensé pour le marché

C'est le pari de BUUR : un outil qui compose votre site à partir de quelques questions sur votre activité, en français, avec les usages d'ici intégrés dès le départ — les prix en FCFA, les commandes qui arrivent directement sur votre WhatsApp, un site léger qui se charge vite même en 3G.

Le palier gratuit coûte 0 FCFA, sans carte bancaire et sans durée limite : un site complet de 5 pages, jusqu'à 10 articles au catalogue, les commandes WhatsApp et les statistiques de visite. Il est actuellement en bêta : l'accès se demande en quelques mots depuis la page Offres.

Les coûts cachés à vérifier, quelle que soit l'option

  • Le nom de domaine — l'adresse de votre site. Renouvelé chaque année.
  • L'hébergement — le serveur qui fait vivre le site. Mensuel ou annuel.
  • La maintenance — qui corrige quand quelque chose casse ? À quel prix ?
  • Les modifications — changer un prix, ajouter un produit : est-ce que vous pouvez le faire vous-même, ou faut-il payer quelqu'un à chaque fois ?
La vraie question n'est pas « combien coûte le site le jour 1 », mais « combien coûte le site chaque mois, et qui le fait vivre ».

En résumé

  • Marque établie, besoins spécifiques → agence, sur devis.
  • Budget serré, un contact de confiance → freelance, en clarifiant la maintenance.
  • À l'aise avec l'anglais, carte bancaire internationale → plateforme internationale.
  • Commerce, salon, garage, atelier, services → un outil local : vous démarrez à 0 FCFA aujourd'hui, et vous gérez votre site vous-même.